Dimanche 21 juin 2026
Nouvelle escapade en Comminges. Après la découverte l’an passé des châteaux médiévaux de son piémont pyrénéen, nous sommes allés entre Garonne et Save nous intéresser à ses patrimoines religieux avec l’abbaye de Bonnefont, et antique avec la villa de Montmaurin.
L’abbaye de Bonnefont à Proupiary et son jardin médiéval
Fondée au XIIe siècle par des moines cisterciens venus de Lorraine, elle fut un centre de développement économique essentiel en Comminges et devint également un lieu religieux et culturel fondamental au point d’être choisie comme sépulture par les comtes de Comminges.
Démantélée au XIXe s. il faudra attendre les années 1980 pour que la Société des Études du Comminges et l’Association pour la Sauvegarde de l’Abbaye de Bonnefont s’intéressent à elle et la rachètent avant de passer la main aux collectivités locales en 2010.
En raison de la canicule, nous avons d’abord visité l’exceptionnel jardin d’inspiration médiévale conçu et cultivé par Bruno Halay qui nous en a donné les clés pour bien le comprendre.
Aurélie Gonsales, guide-conférencière de l’abbaye nous en a conté toute l’histoire de sa fondation à aujourd’hui. L’intérieur du bâtiment conservé, renferme une magnifique grande salle.
La villa Lassalles de Montmaurin
Cette riche villa du début du IIe siècle de notre ère et vraisemblablement reconstruite au IVe, est une des plus vastes connues en France. Elle a conservé toute sa pars urbana (sa partie résidentielle) dont le plan pourrait passer pour l’archétype de la villa romaine.
Pascal Giraudel, responsable des site et musée archéologiques de Montmaurin a partagé avec nous, sa passion pour ce lieu.
En fin d’après-midi, ceux et celles qui en avaient encore l’énergie vu la chaleur extrème ont dirigé leur pas vers le village pour une visite libre du musée. Outre sa riche collection provenant des villas antiques, il présente également la préhistoire des gorges de la Save où entre autre fut trouvée la fameuse Vénus de Lespugue.
Pique-nique à l’abbaye de Bonnefont
Photo d’en-tête © A. Lamoureux

