du vendredi 10 au dimanche 12 avril 2026
Vendredi après-midi
Le musée de préhistoire, centre européen de recherches préhistoriques de Tautavel
Ses collections exceptionnelles permettent d’aller à la rencontre non seulement de l’Homme de Tautavel (450 000 ans) mais aussi des plus anciens hommes préhistoriques trouvés sur le territoire français (560 000 ans à ce jour).
Visite des coulisses du musée, réserves et laboratoires en compagnie de Clément Ménard, directeur de l’EPCC Centre Européen de Recherches Préhistoriques de Tautavel.
Ce centre de recherches est une des composantes de l’UMR 7194 Histoire Naturelle des Humanités Préhistoriques avec à Paris, le Musée de l’Homme et l’Institut de Paléontologie Humaine ainsi que l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) qui est sous la tutelle du CNRS, du Muséum National d’Histoire Naturelle et de l’UPVD.
Leurs recherches sont résolument tournées vers l’étude de l’évolution biologique et comportementale des hominines sur le temps long.
Samedi matin
Mondialement connue depuis 1971 grâce à la découverte du fameux « Homme de Tautavel », cette grotte fouillée depuis une soixantaine d’années a préservé plusieurs mètres de sédiments archéologiques datés entre 700 000 à 100 000 ans avant notre ère.
Nous avons eu le rare privilège de la visiter.
Samedi après-midi
A la découverte de la caune de Bélesta et des vestiges qu’elle a livré, en compagnie de Tarek Kuteni, directeur du château-musée.
La caune de Bélesta
Cette grotte a été fouillée entre 1983 et 1999 par Françoise Claustre (CNRS), et son équipe.
Elle se compose de plusieurs salles dont une salle sépulcrale du Néolithique moyen (4 500 avant notre ère) et une grande salle à l’entrée qui a conservé plusieurs niveaux d’occupation.
Vous pouvez la retrouver dans un reportage de France 3 qui la situe de façon erronnée en Ariège.
Remarquables collections préhistoriques provenant pour l’essentiel des fouilles de la Cauna de Bélesta qui a livré aussi bien des céramiques funéraires qu’un très riche mobilier témoin de la vie quotidienne des groupes humains qui ont occupé cette grotte.
Dimanche matin

Nous avons passé la matinée en compagnie d’Isabelle Rébé, archéologue, du centre archéologique Rémy Marichal de Perpignan, chargée des collections de Ruscino, à la découverte du site.
Connu comme l’oppidum de Ruscino, ce site implanté sur un promontoire qui domine la vallée de la Têt entre Perpignan et la mer a une très longue histoire puisqu’il fût fréquenté dès le Néolithique et occupé jusqu’à l’époque carolingienne où il disparait, supplanté par Perpignan, nouvellement fondée.
Sépultures de l’âge du Bronze, village de cabanes de roseaux au VIIe siècle avant notre ère, il devient à partir du VIe s. la capitale des Sordes.
Entre 2000 et 2003, la fouille minutieuse des vestiges particulièrement bien conservés d’une habitation de l’Âge du Fer en a permis la reconstitution grandeur nature.
Romanisée au Ir siècle avant notre ère, c’est la très prospère capitale du Roussillon qui devient sous César une cité de droit romain comme en atteste son forum. Elle fût détruite jusqu’aux fondations à la fin du Ir s. de notre ère pour des raisons restées inconnues à ce jour.
A nouveau occupé au Haut Moyen Âge, au VIIIe s. Ruscino sera même la tête de pont de la conquête de Narbonne par les Arabo-musulmans.
Hébergement en demi-pension
au village vacances Tore del Far à Tautavel
du dîner du vendredi au petit déjeuner du dimanche
Image d’en-tête : la vue depuis la caune de l’Arago.
@ Gerbil, CC BY-SA 3.0



